Achat immobilier au Maroc
L'immobilier marocain séduit de plus en plus d'européens, notamment les
français. Même si les prix augmentent, ils restent moins chers
qu'en France. Ils sont encore peu fixés, variables d'une ville à l'autre,
d'un quartier à un autre et très négociables.
Compter environ 12000 à
15000 dirhams (1100 à 1400 €) par mètre carré. Dans les endroits les plus
cotés, les prix peuvent grimper jusque 25000 dirhams (2200 €) le mètre
carré.
Les premières étapes de l'achat immobilier au Maroc sont celles de la réflexion et de
la recherche. Dans quelle ville
ai-je envie d'acheter ? Dans quel quartier ? Résidence principal ou résidence secondaire ?
Quel type de bien, moderne ou traditionnel ? Quelle superficie ?...
A qui m'adresser pour connaître les biens à vendre et leur prix ? Pour visiter ?...
Il convient également d'ouvrir un compte bancaire en dirhams convertibles
auprès d'un organisme bancaire marocain.
Une fois fixé sur le type de bien recherché, prenez contact avec un ou
plusieurs agents immobiliers et rendez-vous sur place.
La commission
des agences est d'environ 2,5%. Les agents immobiliers improvisés
peuvent également être intéressants, à vous d'avoir du nez ! Ils ont une
très bonne connaissance des quartiers, de leurs habitants et des biens
à vendre. Leur commission est bien entendu négociable.
Les conditions de vente sont fixées chez le notaire lors de la
signature du compromis de vente. Dans le cas d'une demande de
prêt, n'oubliez pas d'y ajouter la condition suspensive d'obtention du financement. Celle-ci
obligatoire en France n'est pas mentionnée
au Maroc. La signature du contrat s'effectue chez le notaire.
L'enregistrement
de votre bien se déroule selon le régime de l'immatriculation foncière.
Les frais d'acquisition sont de 5,5%, de la conservation foncière
de 1% et il faut y ajouter des droits fixes de 150 dirhams (certificat
de propriété). Les frais de notaire sont eux de 1,5% plus une taxe notariée
de 0,5%.
Le montant de la
taxe sur les revenus locatifs dépend
du montant du revenu annuel. Dans le cas où ces revenus proviennent de
la location de construction nouvelles et additions de construction, elles
sont exemptées de l’impôt pendant les 3 années suivant l’achèvement des
travaux.
Concernant la revente, dans le cas où le montant de la
vente de votre bien excède 60.000 dirhams, vous devrez vous acquitter
d'une taxe sur la plus-value.
La TPI (taxe sur les profits immobiliers)
s'élève à 3% du prix de la vente (taxe minimale) et à 20% du
profit taxable s'il est supérieur. Elle doit être versée à l'administration
fiscale, dans les deux mois qui suivent le mois de la vente.
| A NOTER : Tous les biens marocains ne
sont pas titrés, c'est à dire enregistrés à la conservation
foncière. Dans le cas de l'achat d'un bien non titré, vous vous
trouverez dans l'ancien régime de la Melkia (régi par le droit musulman).
Attention ! Assurez-vous bien que tous les actes de propriété sont
rassemblés et que tous les propriétaires héritiers du bien soient
d'accord et présents pour signer la transaction. N'oubliez pas un
ayant droit qui pourrait ressurgir après la vente ! La vente d’un
bien Melkia peut s’effectuer devant un Adoul, représentant le droit
musulman, mais aussi un avocat ou un notaire. L'acte doit être impérativement
enregistré. Les frais de l'Adoul sont les mêmes que ceux d'un notaire.
Seuls les frais d'acquisition sont supérieurs, ils s'élèvent à 10%.
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Un bien non titré peut se faire titrer, les frais de titrage dépendent de la superficie
au sol et du prix du bien acquis.
Ils peuvent éventuellement être partagés avec le vendeur.
En voici le détail :
- Droits de publication : 450 Dhs
- Droits: 1,5 % jusqu'à 50 000 Dhs + 2 % de la valeur au-dessus
- Droits sur les surfaces : 45 Dhs par hectare entamé (zone urbaine)
- Droits fixes : 75 Dhs
- Géomètre : 2 500 Dhs environ
- Frais divers (timbres, etc.) : 1500 Dhs environ.